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20 octobre 2009

RECUEIL COLLECTIF RATURES // VERSION 2.0









Bonjour à tous !

Voilà enfin le Recueil Collectif RAtUReS "new look" !!

Vous en trouverez un APERçU sur le site du Collectif RAtUReS...

Si vous souhaitez vous le procurer, vous pouvez l'acheter en ligne (12€) par l'intermédiaire notre compte Paypal, ou bien tout simplement nous contacter par email : contact@ratures.org

Si vous habitez Grenoble, vous pourrez également le trouver dans certaines librairies comme : Le Square, Bonnes Nouvelles... et prochainement à la Fnac, Decitre...
















N°ISBN : 978-2-7466-0538-1
Le meilleur du collectif RAtUReS ! - Recueil (Noir & Blanc) de 74p. en vente à 12€

Amitiés,

Le CRPG (collectif RAtUReS // poésie // Grenoble)

Yiannis Lhermet (Y.L.)
Elisabeth Hamidane (E.H.)
Vincent Delhomme (V.D.)
François Bernard (F.B.)

P.S. Merci de transmettre l'info aux personnes pouvant être intéressées !

26 janvier 2009

L'HYDRE - ((v.d))






















I.

Le temps de la sensualité s’efface et

-----Court à sa perte comme après un rêve -

Nous marchons comme deux être absents ne riant plus
au monde -
Nous cherchons dans l’autre des raisons

-----------Des lumières et du silence -

L’exploit d’attendre finalement ruine

Nos pensées contractées d’espoir -

Alors l’envie se livre à ses ébats

Surgit du noir des mots passés
Pour accomplir son évidence


II.
-
La défaiseuse d’ombre sort de son lit


Le ciel se couche une heure plus tard ce soir -
Et je t’envie de vivre

Et je t’envie, j’enivre
----De vie de voir ce que le soir simule -

J’envie les ivres et distille
Des incompréhensions -
Je ponds des bulles et exprime des joies

Simule des incohérences

Subterfuges où je me noie -

Comprenons la distance
sans vice et prenons
----La vie comme il se doit

À toi le monde où je ne finis pas !

III.

-
Démagogue j’encore avec ma tête

Je ménage des enfouissements

Macabres – des tombes
D’améthystes en nombre
---D’infini -
J’absorbe des hordes de mots

J’intolère le son, la masse des subordinations -

Je macère et conçois
-----Que l’hydre absout l’enclos

L’apparence de la perfection tue les tombes






















Photos d'Amanda Maddox
-

22 septembre 2007

L'arbre ((v.d))


















Amertume d’un âge aux vues concentriques de ses failles…
Négligemment j’inspire
Et l’arbre m’avait reconnu
- Lui
Comme séparé de ses racines
Mais s’élevant d’un même sol

(Alors l’arbre surprit le ciel)

11 mai 2007

Tes yeux dans ta tête ((Max))

















L’abstraction comme une fin en soi
Commune fuite dans un tonneau
Commun trou.
Perdre les eaux, n’être au monde qu’une ombre au tableau
Qu’une goutte d’eau dans un seau.
Mettre à bas par ce trou, se faire mettre de son abstraction
Abstraire l’action, ôter les sens du sens, le sensitif
Remplir rien de tout
Que tout parle de rien.

C’est l’empreinte des pas que tu foules, leur écho dans ton corps, leur résonance profonde que tu vois quand tu fermes les yeux.
Tiens sur l’asphalte, déchire tes pompes, sens le bitume, vois si les bouts de tes doigts s’agitent quand tu danses.
Tes yeux ne mentent pas, ils voient ce que tu regardes.

Laisse tes yeux dans ta tête !

15 mars 2007

Crises - ((Fabien))

Elle se tient bien droite, elle sourit un peu,
Elle part, elle revient, elle sourit encore,
Elle souffre, silencieuse, l’air indifférent,
Ses ongles toujours grattent, arrachant sa peau,
Elle tombe, se relève, elle sourit encore,
Elle souffre, travaille, rie, et souffre à nouveau,
Elle stresse, et ses ongles grattent encore sa peau,
Elle veut montrer que ça lui est égal,
(Bien que jamais rien ne lui soit égal)
Elle crie, elle casse, y comprit ceux qu’elle aime,
Elle casse, et travaille, s’isole, pense, écrit,
Elle veut vivre, et aimer, s’oublier un peu,
Se dire que tout ça n’a pas d’importance,
Elle veut vivre, se dire que tout n’est qu’un jeu,
Ses ongles arrachant la peau de ses doigts,
Elle veut vivre, aimer vivre, et travailler,
Et elle envisage, pour elle-même, la mort,
Se calme, réfléchit, l’envisage encore,
Et, contre elle-même, continûment, elle lutte,
Contre son stress, ses points de vue, ses ongles,
Sans arrêt ses doigts qui déchirent ses doigts,
Et contre elle-même, ses obstacles, ses désirs,
Tout ce qu’elle aime, ce qu’elle ne veut pas,
Elle tombe, son corps tremble, ses yeux ne voient rien,
Et elle tremble, et elle tremble, elle s’oublie enfin,
Elle revient, se relève, blottit contre rien,
Elle sourit un peu, elle sourit un peu,
Elle travaille, ses ongles déchirant sa peau,
Mais elle veut, et très fort, elle voudrait tellement,
Elle tombe, toujours elle tombe, et se relève,
Et s’assoit, et travaille, répète, apprend,
Elle se dit qu’il faudrait vivre, et aimer,
Malgré la violence, la violence, elle veut,
La violence que toujours partout elle voit,
Et malgré la violence de ses propres doigts,
Elle veut vivre, aimer, aimer vivre encore.

02 mars 2007

Poème anar ((Cherichat))

Qu’est-ce à dire qu’un cyclone ? Sinon que tout doit être bouleversé, retourné, déconstruit, subvertit afin de révéler à l’oeil la nature paisible.
Aussi est-ce libérer des grilles, des barrières et des flics qui les tiennent, i.e. des normes et des valeurs qui les érigent, que l’individu doit se présenter à la littérature.

La réalisation de l’individu tient donc à ce qu’il la pénètre et la féconde. Mon poème est anar. Comprenez moi bien si je prononce mal. Mon poème est un art anar.
Qu’importe si untel prétend que c’est le vent qui siffle entre mes dents. Celui-là même aura senti le sel de la tempête qui de mon âme surgit et à travers les digues et les remparts, le caresse du souffle minéral des murmures inassouvis.
Alors mon poème est un art anar narré. Marée certes par ces flux et ressacs enivrants qu’influence bien moins le soleil que la lune et la nuit.

31 octobre 2006

Chute d'eau ((stephanrev))











La saveur fumée du dimanche,

Du ciel en cils, les bancs germent
Aux cieux pelage, de natation
Offerte

Allongé sur les nuées blanches,
Courbes floues tressées de nuages
Le corps sommeil ; lévitation
Inerte

La matière, crème vivante
Hâle aux frontières des lumières,
Au dessus des sons de la chaumière
Mue en flûte

Harmonie de la plume aimante,
Gaz évaporé de la bière,
La goutte frappe, la paupière
Pleut : chut.

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