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18 août 2010

C'EST PAR Là QUE çA SE PASSE !

























 
Voilà le site d'expression poétique du Collectif RAtUReS, association créée a Grenoble en 2005 par : François BERNARD, Irène BISSUEL, Vincent DELHOMME, Elisabeth HAMIDANE et Yiannis LHERMET.

Après avoir publié un journal éponyme gratuit entre Septembre 2005 et Décembre 2006, nous revenons sur le devant de la scène avec un recueil collectif et ce nouveau site RAtUReS...
auquel vous êtes chaleureusement invités à participer !

N'hésitez surtout pas à nous contacter !


contact@ratures.org

07 décembre 2009

MA COMPAGNE DES AUBES NULLES // MUSiQUE - ((v.d))


[ Ma compagne des aubes nulles

au son clair des camions-poubelle ]


La pluie qui sent la braise du Néron en flamme
Nature qui rend fou
Oxymore assoiffée d’errance
Nature qui rend fou
De la pluie aux odeurs de cendres.

Et les éclairs semblant venir après le bruit !

Ah la joie de la peur transcendée !
Ah ces odeurs de Rome aux arômes moqueurs !
Où sommes-nous ?
Sans alcool et sans ciel
Puisqu’il est là et hurle
Et pleut des mots sans excroissance
autre que la pluie

Des dieux sans os mais tout en bruit
Alors existent

Et tout redouble
Et même aux rires sans écho
Et même aux pensées solitaires
L’eau répond à tout
Au tout d’ivresse au dieu du vide
Et comme le sens
de la chute est
toujours le même
Il contient la promesse de la verticalité…

Libérez-moi des canicules !
Libérerez-moi de ces chiens pédérastes

Et justifions le clou des rides sur l’humeur nauséabonde et tant proche que l’être en caleçon accourt et prie car ne sait plus que faire
Et l’avorton des monte-en-chaires
N’avait rien compris

Il agite ses muqueuses à l’encontre des métamorphoses du rien
En rien
En trou de météore
En rire d’abondance
Quand il est en forme…
De croix ? me dira l’apocryphe
Oh si vous saviez !

Mais tout se calme.
Comme le bruit est beau !
Et l’eau s’emplit de rigoles en flaques de pluie qui confère à la rue cette aura de vécu que n’aura jamais le samedi des soldes…
ou la fête des morts

Et la peau glisse sur le mot crisse sur le dos des feuilles jaunes qui s’emplissent d’encre bleue

Comme l’étant n’est plus si beau
(n’est plus si beau)
Qu’alors l’étant sans eau n’est plus qu’averse de feu sur sécheresse
Et mort pour bout de compte

Et les amours seront toujours terrestres
Pauvres folles qui croyaient au sourire des anges
Montrez plutôt votre cul au rire des phalanges
Innombrables et en rut…


La clé de sol
Celle-là même qui nous rive à la terre
Appelons la les pieds aux fers…

Mais rien n’empêche la musique

20 octobre 2009

RECUEIL COLLECTIF RATURES // VERSION 2.0









Bonjour à tous !

Voilà enfin le Recueil Collectif RAtUReS "new look" !!

Vous en trouverez un APERçU sur le site du Collectif RAtUReS...

Si vous souhaitez vous le procurer, vous pouvez l'acheter en ligne (12€) par l'intermédiaire notre compte Paypal, ou bien tout simplement nous contacter par email : contact@ratures.org

Si vous habitez Grenoble, vous pourrez également le trouver dans certaines librairies comme : Le Square, Bonnes Nouvelles... et prochainement à la Fnac, Decitre...
















N°ISBN : 978-2-7466-0538-1
Le meilleur du collectif RAtUReS ! - Recueil (Noir & Blanc) de 74p. en vente à 12€

Amitiés,

Le CRPG (collectif RAtUReS // poésie // Grenoble)

Yiannis Lhermet (Y.L.)
Elisabeth Hamidane (E.H.)
Vincent Delhomme (V.D.)
François Bernard (F.B.)

P.S. Merci de transmettre l'info aux personnes pouvant être intéressées !

19 octobre 2009

LA VOLONTé DE DiRE - ((v.d))





















Mon amour –
------L’intensité d’écrire
------L’épuisement
------La volonté de dire
------------Je n’ai plus
------------------La volonté de dire


J’ai consumé
------L’intensité d’écrire
------------En mon amour
------D’épuisement
Je ne suis plus
------Qu’un murmure de mots

L’immensité d’écrire

------Le monde – Je
------Ne suis plus
------------Mon amour
Emmuré dans la rage des mots

[Je parle en saccades claires

------------Maintenant
------Je parle en saccades claires]

En deuil –

------Babines retroussées jusqu’aux narines
------------Avides d’air
J’évoque ma clarté nouvelle
------------------------Incisive
Canines plantées dans ce vide nouveau

Mais

------L’épuisement
------------Me gagne encore
------------------En un record
------------------------De temps


En deuil –
------À force de murmures fins comme des fils
------Qui se joindront en une corde
Une étreinte coulant
------------Dans le silence –
Encore et
------Encore je
-----------Broie cette pomme noire
------------------Pendant
------------Qu’Adam triture sa glotte
------------------Et que
------Ses paroles s’embouteillent dans son cerveau
------------Macèrent en alcool
------------------S’éloignant des mots –

[Bonne nuit mon amour]


------Je veille – oui

------------Mon amour –
Autour de toi j’entends tes rêves

---------------Je veille

En attendant
------------La volonté de dire
En attendant
------------L’accord de mes murmures
En attendant

------La clarté



------------Le silence

------------------Et le vide

15 septembre 2009

DiX CORPS DANSeNT - ((v.d))

















AUX iMBiBLéS ET BEAUX DéBiLES iVRES DU VeRBE

À CEuX DéPASSéS PAR LEUR PRoPRE RêVE

ET QUi NE PEuVENT PLuS SE CONTENTeR D'EUX-MêMES

Ni DES aUTRES

ET QUi SOMBReNT

ET QUi GLiSSENT

ET S'EFFoNDRENT DE NE RiEN PoRTER

CAR RiEN NE LES PoRTE

QUi NE SE FoNDE

À LEuR MaGMA

14 septembre 2009

DiSCORDANCE - ((v.d))



















- - - À ceux qui bêlent de leurs voix tant de ratures - - -

Une autre fois je descendais des marches. Tant et tant que mes pieds ne s'oubliaient plus, mais recevaient l'impact comme autant de bruit du cœur.

Les pulsations du pas s'étrennent encore. Parfois l'ivresse annonçait, folle, l'envers de nos corps. En marionnettes belles nous marchons ; et les rencontres seraient programmées.

Celui-là chante Dieu et rayonne de variations. Rythmes en chair oublient la Chute et se transportent en lune. Mais il faudrait retravailler le cœur des mots.

- - - Bille, bille roule et sa fesse en mousse étreindra notre monde - - -

Mais croirez-vous à ma folie ? Elle ne rime à rien, mais rien ne rime en elle. Sauf l'étincelle parfois, celle des yeux dans leur magma, croisée de loin dans une vitre, comme un reflet de peur de soi.

Terra incognita de tant de territoires où je n'ai fait qu'un tour, ou même pas foutu un doigt ; alchimiste velléitaire et va-nu-pieds évanescent, avec au fond du ventre tant de faims, sans nombre, étranges aussi peut-être, perverses mais pleines, oh si pleines de vie !

Des faims de sexe à n'en plus finir, voici au fond le but de toute chose, et son début. Des faims de fins inassouvies et infinies ; consommation de paradoxes et de paroles contrefaites n'exprimant que des surfaces.

Vous n'y avez pas cru. Vous vous êtes mentie. Avez cherché des yeux l'étincelle folie et fureté dans les dédales de nos mots. Mais vous n'avez rien vu… sinon du feu, reflet de vos envies, image tendre tendue

-----------vers ma folie.

Et je t'embrasse des deux bras. Tout ira vite. Ne nous plaignons pas.
Tout va toujours trop vite. Toujours tout part et puis se noie
au fin fond de son point de fuite - - -

13 juin 2009

Où en sommes-nous ? (encore y croire...) - ((v.d))


















" Lucidité doit faire place au rêve. Le réel n’est qu’espoir de surgissement. Sens, but, direction, quête. Même deux sourds peuvent très bien s’entendre. La fusion des corps est le plus beau des langages. On offre pour un mot, pour un retour du geste ou la jouissance du rien. Une caresse prend plaisir à faire plaisir. Ceux que nos yeux ne voient plus sont toujours présents dans ce que nous avons fait de leur absence. Les larmes n’effacent pas ces moments de dégoût mais peuvent au moins les apaiser. La bonne volonté n’est rien sans l’espoir. Le courage est toujours là face à la nécessité. La vérité est plus belle et plus vraie si elle est partagée. Le temps n’est finalement que peu de chose, alors ne nous en occupons pas. Les gens que nous aimons nous décevront toujours, mais cela ne nous empêchera pas de les aimer. Il suffit de faire le bien pour faire reculer le mal. Fermer les yeux ne nous renvoie qu’à notre propre impuissance. Tous les enfants vieillissent mais gardent la nostalgie de leur enfance. La lucidité est merveilleuse si elle rêve et qu’elle s’est débarrassée du cynisme. Nous ne sommes de nul-part sinon de là où nous voulons bien nous arrêter. "

30 mai 2009

L'ANCRE - ((v.d))


















Sauvage l’ancre encore

------Dans la force de sa plongée –

Immersion rapide et

------Rencontre avec le fond –

Ce bon plancher des

----poissons

--------Ou s’appuyer –


Je rêve d’une ancre à jeter

Dans tes eaux – mon amour –



20 avril 2009

Quand les singes errent en Dame Nation - ((v.d))



























L’histoire recommencerait-elle ?

Je passe au travers des gens comme dans une forêt
----Et mon regard s'accroche aux mystères de leurs branches

- Trans-Sibérie au cœur
Qui s’égoutte en de riants éclats -

Le lointain torche ses dernières cartouches

Des rêves s’étalent derrière des vitrines à l’accès si confus -
Elles brillent tant qu’elles ternissent et rendent morne ce qui l’était déjà
-----Pourtant -

----------Babouins ! Je vous parle !
----Babouins aux poches pesées d’enclume
Nous marchons tous d’un même pas dans le sein de ce serpent qui hurle

L’accession – il le faut –
----Il faut pouvoir –
Il faut pouvoir accéder à ses ombres
Il faut pouvoir sortir
-------Sortir du serpent qui hurle
Et lui faire cracher sa queue

---------Mieux !
La lui enfoncer toujours plus loin dans la gueule jusqu’à ce qu’il s’engloutisse -
-----Disparaisse

Et ensuite ? Ils – les singes – errent
--------------Quand les singes erreront en dehors du serpent

Certains imploseront de ne plus être contenus
------Un s’égorgera
------------Quand d'autres hurleront de joie !

20 mars 2009

Séparation - ((v.d))
























Cela dit on est sans terre. Et le but n’est que de comprendre. Quelqu’un s’achève sur l’inféconde répartie d’un mot. Un autre perpétuera l’étrangeté du silence. On sera mal-à-l’aise... L’autre convenant qu’un certain qu’il aime avait raison. Cela est dit pour espérer. Quelqu’un aura parlé de malentendu. Et de vengeance. L’autre aura laissé à son chapeau le soin de réfléchir. Cela sera dit. On se haïra, le cœur sur les dents du destin. Et l’on se toise. La vie n’a dit que l’essentiel...
Et l’on devient séparation.

02 mars 2009

Le Continent - ((v.d))


Je vois une certaine disposition des toits à travers la fenêtre, au dernier étage de la bibliothèque. Et derrière, la mer que longe une plage pendant quelques temps, jusqu’à la caserne militaire qu’heureusement je ne vois pas.

Et puis le soir tombe. Un jour est fini. Les insatiables parcelles du temps se complaisent dans leur anthropophagie.


19 février 2009

L'enfant / The child - ((v.d))

L’enfant était mort sans avoir vu un ventre

Nuage

Il n’avait pu prendre forme

Mettre sa vie entre deux bornes

Morne mort-né sans mesure

Comment savoir ce qu’il devait attendre

Quand l’idée même de sa fin

Était un infini sans âge ?


L’enfant voyait la nuit comme d’autres avaient vu le jour

Fantasme

Son visage d’ombre s’était

Fendu d’un sourire étrange

Pour ensuite pousser un silence

Comme d’autres auraient poussé

Un cri !


Le songe de l’enfant se poursuit dans un corps

Ce lent véhicule qui balbutie

Et qui

Découvrant sa mort

Peu à peu prend vie…

...

The child came to death not seeing any belly

Cloud

He could not have taken a shape

Nor put his life into limits

Sad stillborn with no measure

How could he know what to expect

When the precise idea of his own end

Was an ageless infinite ?


The child saw the darkness as some others had seen the light

Fantasy

His shadow face is

Cut in weard smile

From which springs a silence

When some others would spring

A cry !


The child’s dream goes on in a body

This slow stammering vehicle

Who

Discovering his death

Is finally alive...

05 février 2009

Trois dimensions - ((v.d))

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Les triangles en perspective me donnent envie de voir en bas.
Sans mot pour geindre, j’ouvre et referme la pluie des bras, quand le retour ferme à la terre n’importe quel souci des cieux.

Les carreaux se succèdent et filent sous mes pas.
On oublie un instant la mémoire des rats qui ont vomi l’enfance.

À l’entrepôt des inutiles, on souffre, on cherche, on habille nos songes, pauvres poupées, pauvres caniches, on oublie ses raisons et l’on trimballe à bout de laisse des mendiants mobiles et flous.

Pourtant faut-il que l’on caresse à bras l’éther de tes seins nus ?
Comment peut-il encore voir en fil de soie discontinu la mort entrée, transe en chantier, et quand l’ouïe s’enchante et crie l’obtus départ des mains liées...



26 janvier 2009

L'HYDRE - ((v.d))






















I.

Le temps de la sensualité s’efface et

-----Court à sa perte comme après un rêve -

Nous marchons comme deux être absents ne riant plus
au monde -
Nous cherchons dans l’autre des raisons

-----------Des lumières et du silence -

L’exploit d’attendre finalement ruine

Nos pensées contractées d’espoir -

Alors l’envie se livre à ses ébats

Surgit du noir des mots passés
Pour accomplir son évidence


II.
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La défaiseuse d’ombre sort de son lit


Le ciel se couche une heure plus tard ce soir -
Et je t’envie de vivre

Et je t’envie, j’enivre
----De vie de voir ce que le soir simule -

J’envie les ivres et distille
Des incompréhensions -
Je ponds des bulles et exprime des joies

Simule des incohérences

Subterfuges où je me noie -

Comprenons la distance
sans vice et prenons
----La vie comme il se doit

À toi le monde où je ne finis pas !

III.

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Démagogue j’encore avec ma tête

Je ménage des enfouissements

Macabres – des tombes
D’améthystes en nombre
---D’infini -
J’absorbe des hordes de mots

J’intolère le son, la masse des subordinations -

Je macère et conçois
-----Que l’hydre absout l’enclos

L’apparence de la perfection tue les tombes






















Photos d'Amanda Maddox
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30 novembre 2008

JAlousie - ((v.d))

(Si non seulement le ciel,
À vous mes beaux oiseaux de proie…)

Quelle est cette mascarade ?
Qui es-tu pour oser souffrir ?
Pour poser des questions
À la vie ?

Qui sont les autres ?
Qui suis-je
Avec ou sans les autres ?

Il ne nous reste plus qu’à boire…
Et comment être mort ?

Besoin de choses simples
Incontrôlables
Inaccessibles
Je m’emmerde
J’en suis couvert
Je suis jaloux
De tout, de rien
De gens que je ne connais pas
De ta main dans ta main
Dictature secrète
Mâchoire bouclier
Prétention d’être simple
N’est qu’un simple rêve…

(J’ai vu quel oiseau là ?
L’été tue la folie...)

28 septembre 2008

On connait la musique - ((v.d))

















...
LES BONNES AUX BEAUX
ET LES MOCHES ABATS-LES !

09 mai 2008

Eau chaude - ((v.d))





















Enfin j'ai si chaud -
là - stucture sarcophage
mange forme sans action présente -
Comme un squelette rouge absorbe ses pensées
en une forme haute de nuage
- - oui - -
- - - eau chaude - - -
l'évaporation donne à boire aux idées

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