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05 juillet 2009

LE SENS DES JOURS... - ((v.d))




Je vais pâlir un jour

Et refermer l’objet de mes lectures -

Devrai-je dire le noir de mes yeux face au monde ?

-----En attendant
La musique emplira ces journées
Comme l’eau les gours d’un torrent
Comme le soleil mûrissant le grenat des raisins

J’essaierai d’être simplement au monde
Et d’ouvrir tous mes sens à sa beauté absurde

J’apprendrai à défaire mes peurs et à me sentir vrai

-----Alors
Tout ne me semblera plus transitoire mais
Là au moment où ça est -
Dans son acceptation et son

----------Dépassement joyeusement envisagé

16 juin 2009

Celui qui... (Who by Fire, Leonard Cohen) - ((v.d))



Celui qui avait peur de la flamme
Celui qui l’avait déjà perdue
Et qui ayant pris sa bouche pour un puit
S'était noyé dans son miroir

Celui qui n’avait pas compris
Mais qui n’en était pas loin pourtant
S’étant ouvert la tête pour plonger ses mains
Dans les rouages de son cerveau

Celui qui tentait sans escale
Une descente dans ses enfers
Parvenant à garder les yeux ouverts
À jouir encore de sa souffrance –
-------Peut-être était-il le plus vivant ?

Celui qui a les ongles rongés
Et qui s’acharne à s’ouvrir les veines
Car il ne sait pas l’odeur du sang
-----Ni son goût
------- – et qu’il a soif !

Ceux qui se sont incarnés
--- – les fils de dieu –
Comme étant notre sacrifice et la
-------Promesse aveugle de la mort –
-----------(Écho qui nous appelle
----------------Écho qui nous appelle)

Et nous qui comme un chant de vagues
-------Finissons toujours
--------------Par entendre –
Mais oui écoute
-------Pourquoi pas toi ?
--------------Mais oui écoute
---------------------Avance dans ce chant roi !

Celui qui était parti –
Et les autres qui marchaient dans ses pas
-----Avec
----------Encore un peu de temps dans le silence

- - - - - -

30 octobre 2008

London calling again - ((v.d))



It's been a year now ...


Une année s’achève à l’orée d’une autre
Comme piquée d’un fatalisme étrange
Qui surtout ne sera pas triste

Que signifie ce refus des départs
Ce refus de laisser ce qui doit l’être
Ce refus de mourir à soi-même pour renaître ailleurs ?
Qu’implique ces dernières mains tendues
Et ces larmes en nous qu’il faudrait étouffer ?


...

25 octobre 2008

MAGMA - ((v.d))



Cette sensation d’être noyé dans la masse, pris au milieu des cris, et de devoir crier plus fort pour émerger du magma des autres

N’importe quoi ! Idée individualiste ! Nous sommes mais si pauvres et si seuls, sans unisson
Discordants solitaires pétris de mauvais rêves…

Autres qui labourez le vaste champ de nos solitudes
Faites donc germer l’espoir !
En grandes pompes s’il vous plait ! Vidangez-nous de ces jours sombres
Faites valser les abat-jour, œillères de l’éclat divin

Mangeons l’altruisme en grappe en rendant grâce au son ténu de nos souffrances et de nos joies
Celles qui nous ont forgés
Celles qui vont marquer nos rides
Tous ces traits autour des yeux du rire, et le soucis en barre au-delà des sourcils, et qui seront notre livre vivant des heures encore chaudes où le visage en vie s’expose à tous les temps

Où quand le cri des sans-prophètes jaillit des larmes et que le monde exploite nos continuations
Où quand la vue des îlots de sérénité nous aura collé l’âme aux fesses pour ne plus se départir des astres des autres qui nous rendent heureux

Et j’aurai vu la mer se glisser sur nos âges, et j’aurai vu la terre nous accepter dans sa révolution – la première qui fut, la dernière qui sera

Quand les fientes du ciel sèmeront des nuages – Quand de ses brumes noires l’histoire acclamera la fin des hommes – Restera le souvenir des pierres qui, un jour peut-être, furent taillées, signifiant la beauté de nos mondes enfin morts

Rotonde idée du ventre ensemencé d’enfance
Forteresse d’amour, enceinte insouciante
La terre accouchera d’un songe à son image

12 octobre 2008

Quelques Verres - ((v.d))



Ces mots qui se ressassent sur rythme sans fond.

Une seule musique a sorti ses crampons
Et laboure le sens de mon cerveau en fuite.

Des gestes flous s’imprègnent de vapeurs de cuite
Et l’air tremble, solide d’éruptions sonores.

Ce grand corps assoiffé en redemande, encore !
Et saisit dans sa hâte une offrande liquide,
Tendue par un fantôme au sourire un peu vide,
Trébuchant sur la chaîne de son ancre au sol.

La bouteille suspend le flot de ses paroles,
À la source avinée de son éclat de rire
Concentrique et vibrant à la soif du vampire.

La cloison de nos rêves désormais s’ébrèche,
Le goût de l’infini remplit nos gorges sèches
Et déborde des yeux qui ont vaincu la nuit.

La lumière s’échappe au moindre de nos bruits,
Répondant au tapage de l’orgie d’étoiles,
Au désir d’univers d’où tomberait le voile
Des nymphes ébahies du beau sabbat des corps ;

Ou quand l’instant de l’être se transforme en or…

19 septembre 2008

MAGMA - ((v.d))

...



Aux imbiblés et beaux débiles ivres du verbe...

A ceux dépassés par leur propre rêve

Et qui ne peuvent plus se contenter d'eux-mêmes

Ni des autres

Et qui sombrent

Et qui glissent

Et s'effondrent de ne rien porter

Car rien ne les porte

Qui ne se fonde

A leur magma !

19 septembre 2006

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