LE SENS DES JOURS... - ((v.d))
Je vais pâlir un jour
Je vais pâlir un jour
Celui qui avait peur de la flamme
Celui qui l’avait déjà perdue
Et qui ayant pris sa bouche pour un puit
S'était noyé dans son miroir
Celui qui n’avait pas compris
Mais qui n’en était pas loin pourtant
S’étant ouvert la tête pour plonger ses mains
Dans les rouages de son cerveau
Celui qui tentait sans escale
Une descente dans ses enfers
Parvenant à garder les yeux ouverts
À jouir encore de sa souffrance –
-------Peut-être était-il le plus vivant ?
Celui qui a les ongles rongés
Et qui s’acharne à s’ouvrir les veines
Car il ne sait pas l’odeur du sang
-----Ni son goût
------- – et qu’il a soif !
Ceux qui se sont incarnés
--- – les fils de dieu –
Comme étant notre sacrifice et la
-------Promesse aveugle de la mort –
-----------(Écho qui nous appelle
----------------Écho qui nous appelle)
Et nous qui comme un chant de vagues
-------Finissons toujours
--------------Par entendre –
Mais oui écoute
-------Pourquoi pas toi ?
--------------Mais oui écoute
---------------------Avance dans ce chant roi !
Celui qui était parti –
Et les autres qui marchaient dans ses pas
-----Avec
----------Encore un peu de temps dans le silence
- - - - - -
It's been a year now ...
Une année s’achève à l’orée d’une autre
Comme piquée d’un fatalisme étrange
Qui surtout ne sera pas triste
Que signifie ce refus des départs
Ce refus de laisser ce qui doit l’être
Ce refus de mourir à soi-même pour renaître ailleurs ?
Qu’implique ces dernières mains tendues
Et ces larmes en nous qu’il faudrait étouffer ?
...
...
Aux imbiblés et beaux débiles ivres du verbe...
A ceux dépassés par leur propre rêve
Et qui ne peuvent plus se contenter d'eux-mêmes
Ni des autres
Et qui sombrent
Et qui glissent
Et s'effondrent de ne rien porter
Car rien ne les porte
Qui ne se fonde
A leur magma !