24 août 2008

Variation autour de Vanité - ((v.d))
















C’était ce qu’on aime et qui brille
Quand ça ne brille pas souvent…

L’odeur de souffre hante
Récurrente
L’air
Que l’on aimerait pur

Dans le jeu de l’énumération
La pensée continue et se pose
À chaque nouvelle phrase
Puis saute sur une nouvelle fleur
Un autre tas de purin -
Et chaque visage est une nouvelle grâce
Un nouveau défi
Une autre contusion

Et l’on a peur et l’on se
Mange de n’avoir
Qu’effleuré ses contours

Et les contours d’une nouvelle fille
Que l’on apprend à aimer
en haïssant les autres

Car la balance – car ses deux poids
Oscillent dans l’air du doute
Dans la terre des certitudes
Entourant le vaste d’un même horizon
D’un même rêve acquis aux causes
De certains anges joufflus
Ayant su graisser la patte de certains pontes
Ayant su huiler la pute de certains pitres –
Soyez-en sûrs !

À moi l’usure !
(Et s’affale dans l’herbe folle des légions de libellules)
Oui

Et les baffes pleuvront sur vos joues ridicules
Comme un cheval se brisant les boulets
Sur un mur...

Le canon tonne un départ tranquille
Un ouragan de béquilles
Une vague de départs tronqués
Une horde de vieux hiboux
Face au vide…

Alors oui – je recréerai la nuit
Pour y inscrire de jour
Un rire
Rive de démence
Autrement sage – car
Autrement elle n'est
Que de la boue

Et à la joie d’écrire
L’autre répondra par le choix des armes –
Mais il n’aura aucune chance
Comme… le… Karma d’un raté

Alors il continuera ses chiffres
Et ses statistiques
Et son mépris
Et son orgueil déçu
_

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