LE SENS DES JOURS... - ((v.d))
Je vais pâlir un jour
Je vais pâlir un jour
Celui qui avait peur de la flamme
Celui qui l’avait déjà perdue
Et qui ayant pris sa bouche pour un puit
S'était noyé dans son miroir
Celui qui n’avait pas compris
Mais qui n’en était pas loin pourtant
S’étant ouvert la tête pour plonger ses mains
Dans les rouages de son cerveau
Celui qui tentait sans escale
Une descente dans ses enfers
Parvenant à garder les yeux ouverts
À jouir encore de sa souffrance –
-------Peut-être était-il le plus vivant ?
Celui qui a les ongles rongés
Et qui s’acharne à s’ouvrir les veines
Car il ne sait pas l’odeur du sang
-----Ni son goût
------- – et qu’il a soif !
Ceux qui se sont incarnés
--- – les fils de dieu –
Comme étant notre sacrifice et la
-------Promesse aveugle de la mort –
-----------(Écho qui nous appelle
----------------Écho qui nous appelle)
Et nous qui comme un chant de vagues
-------Finissons toujours
--------------Par entendre –
Mais oui écoute
-------Pourquoi pas toi ?
--------------Mais oui écoute
---------------------Avance dans ce chant roi !
Celui qui était parti –
Et les autres qui marchaient dans ses pas
-----Avec
----------Encore un peu de temps dans le silence
- - - - - -
Sauvage l’ancre encore
------Dans la force de sa plongée –
Immersion rapide et
------Rencontre avec le fond –
Ce bon plancher des
----poissons
--------Ou s’appuyer –
Je rêve d’une ancre à jeter
Dans tes eaux – mon amour –


L’histoire recommencerait-elle ?
Je passe au travers des gens comme dans une forêt
----Et mon regard s'accroche aux mystères de leurs branches
- Trans-Sibérie au cœur
Qui s’égoutte en de riants éclats -
Le lointain torche ses dernières cartouches
Des rêves s’étalent derrière des vitrines à l’accès si confus -
Elles brillent tant qu’elles ternissent et rendent morne ce qui l’était déjà
-----Pourtant -
----------Babouins ! Je vous parle !
----Babouins aux poches pesées d’enclume
Nous marchons tous d’un même pas dans le sein de ce serpent qui hurle
L’accession – il le faut –
----Il faut pouvoir –
Il faut pouvoir accéder à ses ombres
Il faut pouvoir sortir
-------Sortir du serpent qui hurle
Et lui faire cracher sa queue
---------Mieux !
La lui enfoncer toujours plus loin dans la gueule jusqu’à ce qu’il s’engloutisse -
-----Disparaisse
Et ensuite ? Ils – les singes – errent
--------------Quand les singes erreront en dehors du serpent
Certains imploseront de ne plus être contenus
------Un s’égorgera
------------Quand d'autres hurleront de joie !


Je vois une certaine disposition des toits à travers la fenêtre, au dernier étage de la bibliothèque. Et derrière, la mer que longe une plage pendant quelques temps, jusqu’à la caserne militaire qu’heureusement je ne vois pas.
Et puis le soir tombe. Un jour est fini. Les insatiables parcelles du temps se complaisent dans leur anthropophagie.
L’enfant était mort sans avoir vu un ventre
Nuage
Il n’avait pu prendre forme
Mettre sa vie entre deux bornes
Morne mort-né sans mesure
Comment savoir ce qu’il devait attendre
Quand l’idée même de sa fin
Était un infini sans âge ?
L’enfant voyait la nuit comme d’autres avaient vu le jour
Fantasme
Son visage d’ombre s’était
Fendu d’un sourire étrange
Pour ensuite pousser un silence
Comme d’autres auraient poussé
Un cri !
Le songe de l’enfant se poursuit dans un corps
Ce lent véhicule qui balbutie
Et qui
Découvrant sa mort
...
The child came to death not seeing any belly
Cloud
He could not have taken a shape
Nor put his life into limits
Sad stillborn with no measure
How could he know what to expect
When the precise idea of his own end
Was an ageless infinite ?
The child saw the darkness as some others had seen the light
Fantasy
His shadow face is
Cut in weard smile
From which springs a silence
When some others would spring
A cry !
The child’s dream goes on in a body
This slow stammering vehicle
Who
Discovering his death